[g]Douze pays au total sont d'accord pour mettre en oeuvre une taxe sur les billets d'avion dans le but de financer notamment la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose dans les pays pauvres, [/g]a annoncé la semaine dernière la France à l'issue d'une conférence internationale à Paris.
La conférence de Paris sur les financements innovants du développement a réuni les représentants d'une centaine de pays durant deux jours.
La France et le Brésil, à l'origine de ce projet, ont tenté de rallier ces États à leur mécanisme de contribution de solidarité internationale sur les billets d'avion.
Le Chili, Chypre, le Congo, la Côte d'Ivoire, la Jordanie, le Luxembourg, Madagascar, l'île Maurice, le Nicaragua et la Norvège ont «affiché leur intention de mettre en œuvre» cette taxe dans des délais rapides, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, à la clôture de la conférence.
Un treizième pays, le Royaume-Uni, qui impose déjà une taxe sur les billets d'avion, versera une partie de ces recettes au programme de Facilité financière internationale dans le domaine de la vaccination, a souligné M. Douste-Blazy.
[g]Quant Ă la France, une taxe allant de 1 Ă 40 euros entrera en vigueur au 1er juillet pour les passagers embarquant en France. [/g]
«D'autres pays envisagent de suivre leur exemple», a dit Douste-Blazy, qui a estimé que cette conférence constituait «un jalon crucial dans la recherche de nouveaux financements pour le développement».
Mais beaucoup de pays riches, comme les États-Unis, le Canada, l'Australie ainsi que neuf États membres de l'Union européenne, dont l'Italie, l'Irlande, la Finlande et le Portugal, qui avaient le statut d'observateur à cette conférence, ne sont pas disposés à adopter ce mécanisme.
L'Inde, la Belgique et l'Allemagne ont quant à elles marqué leur intérêt, mais sans s'engager dans la mise en place d'une taxe.
Ces trois pays ont rejoint le «Groupe pilote sur les contributions de solidarité en faveur du développement» qui réunit au total 40 pays, a expliqué Douste-Blazy, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue brésilien Celso Amorim.
Ce Groupe doit notamment se pencher sur la diffusion de projets dans le domaine des financements innovants, examiner les modalités d'utilisation des recettes de la taxe sur les billets d'avion et finaliser un projet de facilité internationale d'achat de médicaments pour les pays pauvres.




