Bonjour,
Pour ceux qui s'intéressent à cette pathologie (SPA), je voudrais faire un petit brain storming.
Si je résume tres rapidement "les armes" qui existent pour combattre, nous avons dans la médecine classique les anti-inflammatoires et les anti-tnf. En medecine douces, les différentes supplémentations de nutriments pour agir sur les carrences (acides gras, les vit etc.) ou pour soulager aussi les maux.
Puis le régime hypotoxique, qui s'attaque le plus en amont de la maladie, puisque nous réduisons la production de l'antigene bactérien, et par conséquent la reaction croisée du systeme immunitaire qui se retourne contre les tissus soi.
Meme si elles soulagent à différents niveaux, aucune de ces médications n'est révolutionnaire. Nous ne nous sentons jamais "guéri", et l'arrêt du traitement/régime est puni rapidement par une rechute.
Meme si le régime semble agir au début du mécanisme pathologique, il ne résoud pas le problème. Ce problème, il me semble qu'il se pose aussi sur le plan immunitaire par une réaction innapropriée contre certains peptides, d'origines bactériennes ou alimentaires. Ceux ci se trouvant dans la circulation sanguine à cause certainenement d'une perméabilité excessive de l'intestin, mais il n'est en rien normal d'avoir une attaque de nos tissus. C'est là qu'émerge plusieurs théories, celle d'Ebringer sur le mimétisme moléculaire, et celle de Seignalet sur l'antigene venant se fixer sur le recepteur hlab27 déclarant une structure inconnue par le systeme (se référer aux annonces de l'appart)
Ainsi je me pose tout de même la question sur l'intérêt de tenter de moduler le système immunitaire.
Je prends mon cas pour illustration:
Suite à la prise du roaccutane et à l' EBV (mononucleose) que j'ai contracté en meme en temps il y a 8 ans, un changement étrange s'est passé en moi qui m'a fait apparaitre de forts maux digestifs, mais quasiment aucune douleur de SPA (elle était "dormante" à cette époque).
D'années en années, mon état digestif s'est dégradé, jusqu'à ce que l'année dernière, je fasse une violente infection intestinale
(40° fievre) et qu'une douleur insoutenable à la fesse gauche me terrassait: c'était ma 1ère grosse crise de SPA (sacro-iléite).
Depuis 1 an, les choses ont été améliorées grace en grande partie au régime Seignalet, mais je ne suis en aucun cas revenu à l'état précédant l'infection intestinale.
J'interprète qu'il s'est opéré un changement d'étape dans l'évolution de la maladie. En effet, la fièvre que j'ai eue témoigne d'une infection, et j'imagine a [s]déclenché un nouveau processus immunologique[/s]
Avec le phénomèe de mémoire cellulaire, bien utile à l'organisme pour se défendre contre les virus, le processus immunologique est mémorisé, ce qui me fait donc parler de notions d'étapes dans la maladie. Ainsi la réaction immunitaire est maintenant devenue plus forte et automatique blessant au passage davantage les tissus soi.
Pour expliquer la cause de la chronicité de la maladie, il y a plusieurs théories comme le développement anormal d'une bactérie, la perméabilité excessive de l'intestin, les traversés de peptides dans le sang, etc.
Je ne rentrerai pas dans le détail de ces théories, je pense qu'elle sont toutes plus ou moins exactes. Cependant, la chronicité ne pourrait elle pas être "plus simplement" causée par un déreglement immunitaire, lors de la mémorisation du nouveau processus immunologique ? l'antigene mis en cause (d'origine bacterienne ou alimentaire) était probablement présent auparavant mais ne déclenchait pas le processus immunologique que l'on connait.
J'ai lu une documentation qui disait que la SPA avait l'air de débuter souvent avec une infection intestinale. C'est ce que j'ai observé dans mon cas. Il me semble pas idiot de penser que l'infection declenche (à juste titre d'ailleurs) une réaction immunitaire élevée, mais qu'uen fois l'infection terminée, la mémoire cellulaire maintient la chronicité d'une forte réponse immunitaire, meme si l'antigene demeure très faiblement présent (et qui ne posait pas de pb auparavant, l'antigene pouvant être une fraction protéïque de bactéries normalement présentes dans la flore intestinale).
Ainsi, il me semble logique de vouloir moduler/réguler le système immunitaire pour revenir à un processus immunologique normal.
Cela vous parait il pertinent ?


