Le mail est parti.
Je lui ai demandé de me communiquer les références des travaux qui appuyent sa théorie.
Je vous tiendrais au courant.

Ma question : Lors de votre intervention, vous avez mentionné l'influence de la consommation de viande crue sur la maladie qui a emporté le Dr Seignalet.
Sa réponse : OUI parce qu'il consommait en excès pour digérer les viandes crues des pré-enzymes pancréatiques
Ma question : Pourriez-vous, s'il vous plait, me communiquer les références des travaux ou des théories qui vous ont amené à vos conclusions.
Sa réponse : Voir mon dernier livre "Changez d'ALIMENTATION - L'Atout BIO" Ed. FX de Guibert 2008

d'un côté c'est bien aussi pour que de plus en plus de gens se prennent en charge. Dommage pour nous qu'il n'ait pas voulu aller plus loin dans ses explications 



soit la motivation première des chercheurs au point de dévoiler sur un site/forum des informations qui se trouvent dans leurs ouvrages (ce professeur ne doit pas être une exception). Les informations de son site sont des statistiques inutilisables à notre niveau
. Pour nous, l'intérêt est dans l'analyse et l'interprétation, qui se trouvent certainement dans l' ouvrage mentionné....
, et il y en a beaucoup ici, fera-t-elle la recherche pour nous? 



Merci pour ceux qui peuvent manger du poulet.
Anonyme a écrit:- On ne peut pas comparer la digestibilité d'une viande faisandée à celle d'une viande crue! C'est la même chose que pour les légumes fermentés. C'est très différent d'un légume cru.
) donc non faisandé. Le mets de choix : poisson très faisandé (on pourrait dire "pourri"), en petite quantité. Et un seul repas cuit de viande ou poisson bouilli par jour. Ils n'avaient aucun problème de cancer ni pancréatite.Anonyme a écrit:- Tous les paléontologues s'accordent à dire que l'évolution du cerveau de l'homme a fait un bon en avant COLOSSAL lors de l'apparition du feu. Cela ne signifie pas que le lien de causalité soit parfaitement direct mais montre bien que la cuisson n'est pas anodine et probablement bénéfique.
Anonyme a écrit:- Il est maintenant clairement démontré qu'un grand nombre de produit nécessite une cuisson pour être absorbé par notre tube digestif. En premier lieu les légumineuses qui possèdent des inhibiteurs de protéase pour se protéger des prédateurs dans la nature et qui ne sont détruite qu'à la cuisson. Et ensuite toutes les protéines animales dont l'organisation spatiale après cuisson augmente fortement leur absorption et supprime les éventuels facteurs anti-nutritionnels. Ainsi la cuisson du blanc d'œuf fait passer la digestibilité des protéiens de 50 à 98% et élimine aussi un facteur anti-vitaminique B8.
Anonyme a écrit:Mais il est vrai que la cuisson a aussi ses revers. Les graisses cuites sont indigestes, ce qui explique que les viandes grasses cuites se digèrent moins bien que les viandes maigres. Par ailleurs les protéines trop cuites augmentent la formation de radicaux libres dans le corps humain comme les produits de la glycation. Ceci explique l'intérêt de ne pas faire griller.
G-C. Burger a écrit:Vous citez l'article suivant, qui condense en effet tout le discours diététique qui rampe dans les esprits :
Manger cuit permet d’accéder à des nutriments qui ne sont assimilables que cuits comme les protéines animales et végétales, nécessaires à une bonne oxygénation du sang. Elles participent aux renouvellement quotidien de la peau, des ongles, des cheveux et des tissus musculaires; à la défense de l’organisme contre les maladies et et à son fonctionnement. In-dis-pen-sa-bles!
Examinons la logique de ce discours :
Qu'est-ce qui prouve que le fait d'accéder à des nutriments qui ne sont assimilables que cuits soit forcément une bonne chose ? Il se peut justement qu'il vaille mieux ne pas y accéder, sachant que l'organisme s'est mis au point en fonction des nutriments qui étaient accessibles via les mécanismes digestifs. Ces derniers peuvent jouer le rôle de filtre, ne laissant passer que les éléments utiles au métabolisme et sans danger sur le plan immunitaire (par exemple pas allergènes).
A contrario, les aliments cuits contiennent des MNO [ Molécules Non Originelles ] qui ne se dégradent pas forcement, et qui peuvent jouer un rôle néfaste au niveau des mécanismes biologiques (comme le montre le cas des AGE).
Cette première affirmation de votre article pourrait être vraie s'il était démontré que les protéines inassimilables sans cuisson sont utiles à la santé, et que les MNO ne lui sont pas nuisibles. Or, ni l'une ni l'autre de ces démonstrations n'ont été faites ni par voie expérimentale (ce qui exigerait un groupe de contrôle instincto ou au moins crudivore), ni par voie épidémiologique. Elles ne pourront peut-être jamais être faites vu le nombre incalculable de MNO différentes générées pas les recettes de cuisine.
Idem pour les glucides complexes ou sucres lents qui nous rechargent en énergie.
Mêmes remarques. Ce raisonnement présuppose qu'il serait démontré que l'équilibre énergétique est meilleur avec des glucides dégradés par la cuisson. Pour cela, il faudrait comparer avec ce qui se produit lorsqu'on trouve les glucides dans les aliments naturels (fruits, miel) et pas dans les céréales.
Il est en effet vraisemblable que nous ne pourrions pas vivre avec des céréales crues. Si l'on n'a que des céréales pour tout potage, mieux vaut les cuire que de mourir de faim. Seulement voilà : l'homme n'est pas forcément fait pour vivre de céréales. On voit donc que tout ce raisonnement est caduc. Il est en fait relatif à une tradition culinaire et agricole dans laquelle les céréales sont l'une des principales sources de glucides.
Les caroténoïdes s’assimilent mieux lorsque l’aliment a été un peu cuit. Or, ils luttent contre la dégénérescence cellulaire.
L'effet des vitamines A et de leurs précurseurs dépend beaucoup de la forme sous laquelle ils sont absorbés. Les expériences faites sur l'administration des antioxydants en comprimés ont donné des résultats peu convaincants, même négatifs. Les absorber après passage à la casserole n'est pas forcément identique à leur consommation à partir des aliments intacts.
Par ailleurs, la cuisson adoucissant les fibres en facilite la digestion.
Il est vrai que si l'on n'avait plus que des fibres pour toute nourriture, mieux vaudrait les "adoucir" par un moyen quelconque pour réussir à les digérer. Or, il se trouve que la quantité de fibres dans l'alimentation courante est insuffisante. Il est donc stupide d'en favoriser la digestion, sachant qu'elles sont indispensables pour la régulation du système digestif.
Le raisonnement que je propose est tout de même plus logique : si nous sommes adaptés génétiquement à l'apport de fibres que garantissaient les aliments originels, on comprend qu'il faille en ajouter aux aliments courants qui en sont démunis. De plus, la plupart des fibres de type cellulosique résistent aux températures de cuisson. On peut dire que cet article est à côté de la plaque (chauffante) !
On recommande la cuisson pour les enfants en bas-âge, les femmes enceintes et les personnes âgées dont le système digestif est plus fragile.
On la recommande, mais on ne sait pas s'il faut vraiment la recommander. Aucune expérience comparative avec une alimentation crue n'a été faite pour justifier cette recommandation. La déduction (ou plutôt l'induction) est faite à partir de notions de diététique et de biochimie appliquées de manière parfaitement arbitraire, sur la base de raisonnements qui dérogent à la simple logique.
Conclusion, il faut manger cuit!
Bel exemple de pseudo-science !
On retrouve un peu les mêmes arguments dans la diététique chinoise avec le feu digestif
Possible que tout cela ne soit que l'héritage d'un culte du feu auquel se seraient livrés nos ancêtres, et que l'on retrouve dans les vieilles religions de l'ère sumérienne
C'est à se demander ce qui est le plus néfaste :
- cru : ne permet pas d'accéder à certains aliments soit-disant indispensables à court terme
- cuit : fabrique AGE, acrylamide et autres furanes qui sont toxiques pour l'organisme Ă long terme.
Question pertinente ! La prémisse crue repose toutefois sur des extrapolations qu'aucune expérience sérieuse n'est venue démontrer (du moins je n'en connais pas). La pratique instincto [ 100% cru sous forme naturelle, guidé par l'instinct alimentaire ] laisse apparaître exactement le contraire : aucun problème énergétique à court terme ni carentiel à long terme, facile à vérifier par soi-même.
Je veux bien manger cru, mais est ce que ça couvre bien tout les besoins de l'organisme ?
Je n'ai jamais observé ni eu vent de carences chez les personnes pratiquant l'instincto dans les règles (tirées de l'observation de l'animal dans la nature). Mais il ne faut pas confondre l'instinctonutrition, qui assure l'équilibre nutritionnel par l'action des sens, avec le crudivorisme qui déjoue l'action des sens par le biais de recettes et d'altération des saveurs.

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