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Bonsoir tout le monde
Depuis une trentaine d'années, j'étais affublé de deux petites hernies inguinales non gênantes, conséquence de la faiblesse musculaire masculine et d'efforts physiques importants. Les douleurs croissantes depuis quelques mois ont acculé à l'opération la semaine dernière.
J-0 : L'intervention consiste à inciser l'abdomen sur 10 cm environ, à séparer les viscères de la paroi abdominale et à glisser un "voile de mariée " vers le bas de la cavité. Quelques points de fixation et on referme.
La repousse des fibres musculaires va bétonner l'ensemble et supprimer les deux failles abdominales...
8 h, salle d'opération : anesthésie générale, car la péridurale qui concentre le produit anesthésiant près de la moelle épinière est déconseillée aux malades neurologiques (AVIS AUX SEP)...
10 h 30 : reprise de conscience en salle de réveil sous monitoring, pas de nausée...
11 h 30 : retour dans la chambre, douleur supportable (2/3 sur une échelle de 10).
Traitement allopathique (on ne peut pas toujours les éviter) :
Prémédication.
Anesthésique.
antibiotique pour éviter l'infection, en début d'intervention.
DI-ANTALVIC (antalgique, contenant du Dextropropoxyphène) interdit dans plusieurs pays, car plusieurs décès...(seringue électrique).
PROFENID (AINS en perfusion)(début de douleurs stomacales).
Dans la journée, piqûre de CALCIPARINE pour éviter la phlébite.
J'ai pu me mettre debout en fin de journée.
J+1 : Après 24 h, la perfusion est arrêtée. Le chirurgien m'autorise à rentrer à la maison l'après-midi, car le lieu de vie ne comporte pas d'escalier, en me prescrivant du PARACÉTAMOL. (Je lui ai précisé que je ne voulais pas d'AINS).
La douleur augmente dans la journée. Le soir elle est à 9/10 en fonction de la position, malgré le PARACÉTAMOL. Un traumatisme récent (il y a deux mois, chute violente sur ma hanche droite) retrouve sa virulence initiale dès que je veux m'assoir...
J+2 : Douleurs toujours fortes, mais s'atténuant un peu, surtout en position allongée. Marche avec une canne anglaise.
Tremblements essentiels exacerbés m'empêchant de manger seul sans tout renverser...
Merci à mon infirmière préférée qui me nourrit à la cuiller !
Les probiotiques repris dès le retour à la maison, rééquilibrent un peu la flore intestinale.
La prise de grosses doses d'acide ascorbique (30 à 40 g) me permettent de libérer mes intestins sans trop de douleurs et d'évacuer une partie des toxines...
J+3 : Douleurs moins fortes, marche lente sans canne, TE en réduction...
J+4 : L'amélioration se confirme, réduction du PARACÉTAMOL.
J+5 : Tout va bien, arrêt du PARACÉTAMOL.
Tous ces événements me confortent dans le fait que le tube digestif joue un rôle fondamental dans l'état de santé (Seignalet avait bien raison ! ).
Le stress préopératoire, les douleurs, l'antibiotique, l'AINS, ont favorisé une perméabilité trop grande de la paroi de l'intestin, permettant le passage de diverses toxines qui créent des douleurs autres que celles directement liées à l'opération.
Pour les 4 repas pris à l'hôpital, j'ai pu éviter les laitages et le gluten. J'ai tout de même retrouvé avec plaisir la nourriture plus saine de la maison !
Malgré leur surcharge de travail, le personnel soignant a été disponible, serviable, et toujours aimable...
Malgré tous ces avantages, quand on peut l'éviter, il vaut mieux choisir un autre hôtel pour passer ses vacances !




