Les consultations à distance seront bientôt autorisées dans certains cas.
Pourra-t-on bientôt consulter un médecin par Internet et se rendre directement à la pharmacie pour chercher les médicaments prescrits? Déjà développées dans des pays comme les États-Unis et la Suisse, les téléconsultations viennent d'être autorisées en France. Le décret* encadrant ces pratiques et les autres actes de télémédecine -telle la télésurveillance médicale- a été publié la semaine dernière. Mine de rien, ces dispositions vont modifier profondément les relations médecin-malade et l'exercice médical, en particulier dans les zones les moins denses en professionnels de santé.
«La télémédecine est une réponse aux problèmes démographiques, pour apporter l'expertise médicale là elle où elle n'est pas, précise le Dr Jacques Lucas, vice-président du Conseil de l'ordre des médecins. Dans le cadre prévu par les textes, les téléconsultations vont devenir un acte médical à part entière, pris en charge par l'Assurance-maladie.» Il y a aura donc possibilité de diagnostic et de prescription à distance, ce qui était jusqu'ici interdit en l'absence de contact physique.
En attendant, tout un chacun peut déjà obtenir sur Internet des informations et des conseils médicaux personnalisés, délivrés par des praticiens. Pionnier dans ce domaine, le Dr Loïc Étienne, fondateur de Docteurclic, avait lancé ce type de service en 2000 sur le Web, et même dès 1987 sur Minitel. D'autres ont embrayé. Les échanges se font via une plate-forme sécurisée, avec une réponse en moins de 24 heures. «Médecine générale, suites opératoires, dermatologie, pédiatrie… Nous répondons à des questions très variées de pratique quotidienne, indique le Dr Frédéric Dussauze, l'un des trois fondateurs de MedecinDirect, qui a ouvert fin 2008. Les conseils sont demandés soit pour préparer le terrain avant une consultation, ce qui évite au patient de se perdre dans la jungle des encyclopédies médicales; soit pour apporter des précisions après cette consultation.» Le site Depechmed, ouvert depuis avril, s'est lui centré sur les «compléments d'information» après consultation ; pour expliquer un diagnostic, les effets d'un traitement… Selon les sites, les prestations sont gratuites ou payantes avec possibilité d'abonnement. MedecinDirect a noué un partenariat avec le groupe mutualiste Crédit mutuel-MTRL, grâce auquel un million de ses adhérents vont bénéficier gratuitement des conseils médicaux en ligne.
Les dispositions du décret vont permettre d'aller bien plus loin. Outre les dialogues en différé par Internet, la société du Dr Dussauze proposera bientôt des communications par téléphone, puis par un système de webcam. Les prestations pourraient s'élargir à d'autres domaines comme l'aide à la procréation, la gestion de la douleur. «La téléconsultation va enfin pouvoir soutenir la médecine traditionnelle, notamment dans les zones sous-médicalisées, sans rentrer en concurrence avec celle-ci mais en complément, et dans le respect de la déontologie», commente le Dr Dussauze. L'exemple suisse a de quoi stimuler. Créée il y a dix ans, la société Medgate emploie 80 médecins, généralistes et spécialistes spécialement formés, et bénéficie de 4,2 millions de clients potentiels abonnés par leurs mutuelles.
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http://www.lefigaro.fr/sante/2010/10/24 ... ternet.php
Perso , je suis dubitative, et je passe par tous les stades , en étant même horrifiée , mais je reconnais que les 20 minutes passées au téléphone avec Jean Seignalet m' ont été plus profitables que toutes les consultations en cabinets et visites à domicile avec des médecins
Manon

, non ???

),mais je me répète cela ne concernera que la bobologie, ce qui représente pas mal de consultations !

