Cher Henri
C’était son prénom à l’état civil, l’abbé Pierre était son nom de résistant et de sauveur de nombreux juifs pendant le guerre, une vie exceptionnelle dans les pas du Christ jusqu’au bout
un don de soi total, une foi immense au service de ses convictions et des besoins des plus démunis.
La vraie misère, disait il, est plus dans le cœur de ceux qui la voient et qui l’ignorent, que dans la rue.
Comme Mère Thérésa , il a rejoint notre Père Eternel à tous, pour de grandes vacances , comme
il le disait en évoquant la perspective de sa mort.
Plus que tout au monde , ce sont de tels êtres que j’admire, car un don de soi aussi total , des vies
altruistes aussi prolifiques , c’est exceptionnel.
Il n’avait rien à faire des honneurs, encore moins de l’argent qu’il distribuait (héritage personnel, soldes de député etc…)
Ă ses nombreux centres EmaĂĽs.
II était libre de dire à l’église ce qu’il pensait ,car il vivait selon ses convictions.
Pour le mariage des prêtres, pour l’ordination des femmes , pour le préservatif, il n’avait pas peur de braver sa « hiérarchie »
car lui vivait vraiment en accord avec les évangiles, dans la simplicité et l’humilité, ce à quoi ne peuvent prétendre les hauts dignitaires de l’église pour qui il est un vivant contraste.
Je suis touchée en plein cœur par sa disparition, car à côté d’un tel être, d’une telle œuvre , je me sens insignifiante,
et avec beaucoup de pain sur la planche.
VoilĂ ce que je voulais vous partager
Eve




