Jérôme a écrit:Le régime seignalet ne fait qu'apaiser une partie du problème: l'inflammation locale intestinale; mais le leakygut syndrom est toujours actif: sa réparation est donc une nécessité complémentaire d'où l'intérêt des probiotiques, prébiotiques, glutamine, arginine, ....
Notre organisme n'est pas une bête machine passive qui attend le réparateur - sinon nos ancêtres auraient pu attendre longtemps et nous ne serions pas là !
Ce qui est merveileux, incroyable et dépasse toutes nos plus orgueilleuses technologies de pointe, c'est que notre corps a la capacité de s'auto-réparer. Et même quand on lui administre des plantes, des médicaments ou divers matériaux de construction ("glutamine, arginine"), c'est ce qui se passe : la plante ou la molécule ne fait rien par elle même, c'est le corps qui fait tout, avec ses milliers de processus interconnectés.
Qui qui donc va réparer la perméabilité des intestins ? Le corps tout seul, pourvu qu'on lui en donne les moyens, en limitant les agressions (gluten, etc.) et en lui donnant des coups de pouces (probiotiques, etc.). Le processus de détoxication a lieu naturellement, et l'intérêt de le laisser se faire lentement par le corps sans le forcer avec divers produits, c'est d'éviter justement l'afflux trop important de toxines au foie, etc.
L'alimentation Seignalet est un premier pas dans le sens où on peut pousser plus loin la réforme alimentaire vers l'alimentation ancestrale (paléolithique crue), qui elle sera la forme optimale qui permet la régénération des intestins, et la résolution totale du problème de perméabilité intestinale.
Jérôme a écrit:La durée de l'éviction alimentaire est à discuter:
OK pour les laits animaux (intolérance au lactose fréquente dans la population);
DOUTE pour le gluten: contrairement au lait animal, aucune étude ne montre son agressivité chez un sujet sain. Pour moi, tout est question de dose journalière.
Eh bien cherche un peu plus, et tu comprendras le problème du gluten. Il effectue une attaque du système digestif, chez TOUT LE MONDE. Car c'est son but, c'est pour ça qu'il a été crée par les plantes ! Sauf qu'à l'origine il n'a pas pour but de détruire les intestins (c'est pour cela que son attaque est très lente), juste de les abimer légèrement pour favoriser la survie de quelques graines au transit. C'est alors que l'homme arrive avec ses gros sabots et sa cuisson : il trouve très pratique le gluten pour faire des pains bien gonflés, qui se conservent bien, il sélectionne donc les variétés les plus riches en gluten, jusqu'à aujourd'hui où les blé sont outrageusement riches en gluten, et consommés sans aucune modération.
Comme cette attaque par le gluten est très lente, aucune étude à court ou moyen terme ne peut le démontrer de manière irréfutable, en outre car il faudrait comparer à un nombre suffisamment grand d'individus n'ayant jamais consommé de gluten de leur vie (idéalement)... Ça va être compliqué !
Ensuite il faut se demander qui financerait une telle étude qui dérangerait tant d'industriels !
Résultats, on préfère se cacher les yeux, ne pas remettre en cause notre paradigme culturel disant que le blé est la base saine de notre alimentation, sauf pour ceux qui sont l'exemple criant du contraire : les coeliaques.
"Passez votre chemin, à part pour ces anormaux allergiques, le gluten ne pose pas de problème."
Enfin, tant d'expériences individuelles prouvent bien que le gluten est une cause majeure de la perméabilité intestinale. Il y a même plein de gens qui ont supprimé seulement le gluten, et qui ont pu petit à petit reprendre la consommation de produits laitiers sans aucun problème (mais ça marche mieux quand on supprime toutes les céréales et légumineuses pendant suffisamment longtemps, même si on continue les produits laitiers). Au risque de t'étonner je pense donc que le gluten est bien la cause racine, largement devant les produits laitiers. Ils sont complexes, peu digestes et allergènes, mais surtout parce que la fonction intestinale a été dégradée par des années de consommation de gluten.
Sur le même pied que le gluten, je mettrais bien sûr les métaux lourds, en particulier le mercure qui attaque spécifiquement des molécules particulières de la muqueuse intestinale (les peptides trifoliés).
Ma conclusion : le gluten est un peu comme le complice clé sans qui le grand casse ne peut pas se faire. Il ne paie pas de mine, mais c'est le portier silencieux qui ouvre la voies aux allergènes plus patibulaires. Comme il est très discret il passe inaperçu, trop peu le soupçonnent, et c'est bien pour ça que le braquage de notre santé réussit !
Le négliger ou penser qu'il se balade là par hasard, c'est se faire complètement avoir...



