Comme tous les petits nouveau, je me présente
Alors en quelque mots pour ne pas saouler tout le monde
Je suis un homme de 32 ans et suis diagnostiqué "côlon irritable type diarrhées", c'est pour moi un vrai problème, surtout professionnel.
Je suis d'un naturel nerveux, speed mais pas anxieux ni dépressif, dynamique et avec bcp de volonté.
En résumé :
- il y a une fragilité intestinale chez moi du côté de mon père, mais rien de plus, tout le monde meurt âgé sans maladie,
- j'ai toujours eu un mode de vie sain (pas de tabac ni d'alcool, nourriture de qualité, activité physique etc ...),
A l'enfance :
- j'ai été atteint de diarrhées/vomis à l'age de ~ 30 mois, on n'a jamais trouvé la cause (pas de pb entre mes parents, pas d'introduction de nouveaux aliments etc .. rien). Mes parents se souviennent juste qu'à l'époque, il y avait eu un pb dans l'eau du robinet (rouge) quelques jours avant mes pbs. Bref, je me vidais et j'ai été à deux doigts de l'hospitalisation. C'est un traitement homéopathique très compliqué qui m'a guérit, aucun autre traitement n'a marché, plus d'un an d'homéopathie.
A la suite de cet épisode, j'ai été TRÈS difficile sur le plan alimentaire, ma mère s'arrachait les cheveux.
Je FUYAIS tous les aliments acides ou acidifiants (coca, tomate, boisson gazeuse, yaourt, aspirine etc etc ..) mais je buvais BCP de lait (UHT demi écrémé), je me plaignais souvent de brûlures au plexus solaire.
Adolescence :
- rien de spécial, j'avais une alimentation quasi normale (je fuyais qd même toujours les trucs acides ou acidifiants) et je buvais entre 0.5 et 2 L de lait par jour, je fais une gastrite à 14 ans suite à un voyage scolaire où on a très mal mangé (et bu beaucoup de Fanta).
Etudes :
- idem, moins de lait, de rares petites diarrhées la veille des examens. Une allergie aux pollens apparait (rhume des foins). Je mange au RU sans pb.
A cette époque, je perd quelqu'un de proche, c'est très dur mais aucune manifestation particulière (je le mentionne car je me demande toujours si de prêt ou de loin cela n'a pas un rapport avec ma colopathie).
Service militaire :
- rien à signaler, plus de lait.
- Début du travail (pfffff y'a 10 ans
) :- rien de spécial, je me fais à manger tout seul càd souvent la même chose mais j'essaie de varier qd même, pas de plats préparés, pas de micro-ondes.
Petit à petit mes problèmes intestinaux reviennent, je fais une gastrite et des diarrhées apparaissent de temps en temps. Comme je ne bois plus de lait je ne vois pas d'où ça vient, je ne ressens pas de stress particulier.
Plus ça va, pire c'est, je remarque que c'est souvent le matin, surtout le lundi matin de retour au taf. Si je mange une pomme avec la peau, un kiwi : ça me déclenche.
Plus ça va, pire c'est, je ne comprends pas d'où ça vient, je réfléchi, analyse (je suis scientifique mais pas dans la santé), je consulte, on ne me trouve rien.
J'ai remarqué que les débuts correspondent au moment où j'ai commencé à manger des carottes râpées préparées (très acides) et surtout à boire de l'eau avec du jus de citron concentré le soir après le dîner quand il fait très chaud : ça me déclenche une douleur comme des coups de poignard dans le côlon gauche le lendemain matin au point de tomber par terre.
Dès que j'arrête ce jus de citron et le jus d'orange (je me disais c'est bien, plein de vitamines alors que je n''en buvais JAMAIS avant) alors les douleurs "coups de poignard" disparaissent.
Le maïs ressort comme il est rentré.
Mes symptômes diminuent pdt les WEs et vacances mais ne disparaissent pas. Les douleurs sont toujours au même endroit, le stress m'aggrave les symptômes. J'ai pas mal de gaz.
Mon frère a les mêmes pbs pendant des phases de stress de ces études et ça fini par disparaître avec quelques rechutes, moi pas.
Aucun traitement ne me fait d'effet, je suis fatigué et j'ai souvent le nez à moitié bouché, les médecins me disent que c'est le stress (mouais...).
Je change de boulot, déménage, aucun changement côté colo, je fais tous les examen approfondis (coloscopie, prise de sang pour le gluten (négatif), scanner du grêle etc ...) on ne me trouve rien si ce n'est, peut-être, un syndrome de mal-absorption au niveau du grêle. Je tente un régime hyperprotéiné avec une nutritionniste + compléments (magnésium, omégas XX, mélisse) et aussi menthe poivrée en huile essentielle ou tisane, ça m'améliore mais ne règle pas le pb.
L'acupuncture me fait du bien 1 jour ou 2 pas plus, le toubib me dit que c'est le stress, je ne me sens pas stressé même si je fini par bcp y penser.
Des fois, ça me réveille la nuit (mais c'est rare).
Je trouve un jeune gastro qui reprends mes analyses, me dit que 20 % des Crohn sont négatifs à la prises de sang, il m'écoute, me croit et me donne un traitement anti-acide (carbosymag avant chaque repas), je fais le traitement pendant 2 mois : 2 à 3 diarrhées maxi mais tjrs des gênes ou des gargouillis, c'est un TRÈS NET mieux.
Las, il me demande de réduire la dose progressivement, ça reprends ...
Je bois du lait sans lactose, je ne trouve ni amélioration ni détérioration de ma colo.
Depuis tout ce temps, j'ai presque tout essayé, lu plein de bouquins, tous les forums et je craqquuuuuuuuueeeeeeeee.
Le journal alimentaire que j'ai tenu a été conservé par la nutritionniste mais au lieu de réfléchir en aliment -> pb, j'essaie de raisonner en combinaisons d'aliments et/ou DOSE. Je me rends compte que le bolghour, le pain complet, le froment etc ... m'aggravent les symptômes voire les déclenchent.
Les pâtes sans gluten mais au maïs me ballonnent énormément et urgence à aller aux toilettes, fin du maïs sous toute ses formes...
Je fais quelques tests cutanés : tous négatifs sauf les pollens (je le savais déjà).
Entre temps, je découvre le régime Seignalet et ça fait "tilt", j'essaie.
Je le suis du mieux que je peux (dur dur en collectivité), le matin je prend ergyprotect et ergyphilus.
MIRACLE, au bout d'une semaine, tout a disparu, mon nez est débouché je dors une heure de moins
je vais aux toilettes un jour sur deux, c'est "tout comme il faut".Ça fait deux mois, depuis le froid est revenu, mon nez est à nouveau un peu bouché, je suis un peu fatigué MAIS PAS DE DIARRHÉE. Je mange un peu de crudités après le plat principal sans pb.
J'ai toujours une gêne, toujours au même endroit et quelques gaz ces derniers jours mais j'ai mangé pas mal de chocolat.
En résumé, je vais au *** 1 jour sur 2 et voilà !!!!
Il faut dire qu'en ce moment j'ai pas trop de stress au boulot, mais avant, dans la même situation, j'avais quand même des diarrhées (lendemain de bolghour...)
Depuis j'ai revu le gastro qui m'a dit de garder le carbosymag en traitement d'attaque si ça revient et me dit mon test d'éviction du gluten est une excellente idée, il m'invite à continuer (je ne lui parle pas de Seignalet), il ne crois pas au test immupro, il me dit : "CE N'EST PAS LE STRESS" et envoie une lettre à mon généraliste pour qu'il arrête de me culpabiliser !
Bref, je continue, c'est pas facile (c'est madame en cuisine qui s'arrache les cheveux même si j'ai trouvé des livres de cuisine), difficile de varier, difficile en collectivité, regard des autres.
Sinon, j'ai remarqué des espèces de malaises bizarres de temps en temps : ça me prends comme ça, des fois même la nuit, je me sens bizarre, ça dure de 10 s à 2 min, ça vient du plexus solaire et ça monte, c'est pas une chute de tension ni un malaise, je me sens juste bizarre, un peu absent, j'ai une petite douleur dans le bras gauche mais c'est pas cardiaque ??????????????????????????
En conclusion, je ne pense pas être sorti d'affaire, on verra d'ici 4 mois (ça en fera 6) et je pense continuer à vie si ça marche !!
Mon analyse :
Le stress N'EST PAS la cause mais un facteur aggravant ou déclenchant. C'est une excuse facile pour les toubibs qui ne savent pas et ne veulent pas chercher (ma mère est psy, elle confirme).
Par contre, ne pas y penser, être bien dans sa tête, avoir confiance en soi, voir du soleil (luminothérapie) : ÇA AIDE BCP !!!
En plus, le lien cerveau <-> ventre existe dans les deux sens ...
Du reste, les changements de temps (beau->mauvais par ex.), le froid (choc thermique), les changements de rythme, manger trop vite, les existants (thé, café etc...) et irritants (coca, épices etc...) sont néfastes.
Il y a un rapport avec le système nerveux mais je suis bien incapable d'expliquer le phénomène, je pense qu'un stress inconscient doit contribuer au pb sur un terrain fragilisé mais ça n'explique pas tout !
Mon plus gros pb : ne pas se prendre la tête et me focaliser dessus dès que ça gargouille ou dès que j'ai une gêne : TOUT le monde a mal au bide de temps en temps, mais ça reste un défi important.
Les toubibs : utiles pour vérifier qu'il n'y a rien de grave pour le reste, souvent nuls et quasi inutiles, au mieux à l'écoute et non culpabilisant comme mon gastro mais sans solution ....
Je me tâte quand même pour voir un psy et "vider mon sac" sur certaines choses même si je ne mesure pas le lien et son importance sur mon bidou car de toute façon j'ai toujours été nerveux et d'un point de vue "psy", rien ne me travaille, donc c'est inconscient...
Voilà, désolé pour ceux qui se sont endormis en lisant
Sinon, j'aurais aimé avoir votre retour sur les tests immupro pour ceux qui ont essayé car je me sens concerné par les intolérances ?????
@+

