Probiotiques : est-il temps de les utiliser ?
Au cours de cette session, John Bienenstock de l’institue Hamulton au Canada a fait une revue de la littérature sur les probiotiques.
Les probiotiques se définissent comme des bactéries présentes au niveau du tube digestif et qui de par leur présence apporte un bénéfice à l’hôte qui les accueille.
Certaines études ont rapporté que les enfants qui développent une maladie allergique ont une flore digestive anormale (pauvre en Bifides et lactobacilles ; présence de Clostridium..). Ceci suggère que la flore digestive pourrait intervenir dans la physiopathologie de l’allergie.
Il existe différents microorganismes qui sont utilisés comme probiotiques : Lactobacillus, Bifidobacterium, E. coli, Saccharomyces, ... parfois en association.
Les effets bénéfiques rapportés pour l’hôte sont variables mais nombreux : diarrhée, pouchitis, infection urogénitale, infection à clostridia et dermatite atopoique.....
Les effets rapportés sur le système immunitaire sont également nombreux : activation des polynucléaires neutrophiles, lymphocytes T, NK, induction d’IgA, inhibition de la production IL12 INFg, augmentation de IL10, induction de cellules régulatrices.
Des études sur les cellules dendritiques ont mis en évidence des effets différents sur la production d’IL12 ou IL10 selon les souches utilisées (Christensen J Immunol 2002). Les probiotiques pourraient également avoir une action sur la barrière intestinale (action au niveau de la perméabilité intestinale, réduction des translocations bactériennes, activation des cellules épithéliales,...).
Au niveau des études cliniques, il existe de nombreuses études qui rapportent des effets sur la dermatite atopique mais les effets ne sont pas toujours retrouvés dans le temps pour la même cohorte.
Comme pour l’exposé du Dr Sonia Michail , John Bienenstock insiste sur l’importance du type de souche utilisée (B. infantis et L. salivarius) ou de la posologie et de la très bonne tolérance des probiotiques (pas d’augmentation des septicémies à probiotiques en comparaison à leur très grande utilisation dans les pays scandinaves).
Certains auteurs ont utilisé des bactéries tuées avec des résultats similaires avec les bactéries vivantes.
En conclusion, John Bienenstock rapporte des effets positifs évidents sur certaines pathologies comme les diarrhées du voyageur, les colons irritables, les pouchitis. Mais les résultats sur la dermatite atopique restent contradictoires et nécessitent de poursuivre les études clinques.
Les constats de John Bienenstock sont relativement superposables à ceux de S Michail), mais il ne pouvait pas en être autrement !
John Bienenstock a cependant insisté davantage sur l’importance du type de souche utilisé et de leur posologie ce qui peut expliquer les différences observées dans les études cliniques actuelles notamment sur la dermatite atopique.
source : http://www.allergique.org/spip.php?article3315



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